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Chili

Retour à la démocratie

Article tiré du site Wikipédia sur le Chili

lundi 8 octobre 2007

Le 11 mars 1990, suite à des élections démocratiques, Pinochet cède son poste de président de la république au démocrate chrétien Patricio Aylwin, élu à la tête d’une coalition — la Concertación — englobant les héritiers du socialisme d’Allende. Pinochet demeure encore sept ans chef des armées.

En octobre 1998, retraité et sénateur à vie, Pinochet [1] est arrêté à Londres suite à un mandat d’arrêt du juge espagnol Baltazar Garzon, et mis en résidence surveillée.

 Coalition progressiste

En 1999, Ricardo Lagos est le premier socialiste après Allende à être élu à la présidence du Chili, à la tête de la même coalition progressiste regroupant chrétiens démocrates et socialistes libéraux.

 Retour de Pinochet

De retour au Chili presque deux ans plus tard (en mars 2000), le général Pinochet est accueilli par une centaine de milliers de ses partisans alors que des procédures judiciaires sont engagées contre lui.

 La cour lève l’immunité

En 2004, la cour d’appel de Santiago lève l’immunité constitutionnelle d’Augusto Pinochet pour ses responsabilités dans l’opération Condor, un plan des dictatures sud-américaines des années 1970 pour éliminer leurs opposants. En juin 2005, il est finalement relaxé par la cour d’appel. Les recours déposés par les familles de victimes sont jugés « irrecevables ». Cette relaxe est confirmée définitivement le 15 septembre 2005 par la Cour suprême.

 Vers l’inculpation

C’est dans une affaire de fraude fiscale que l’immunité de Pinochet est encore levée par cette même cour d’appel de Santiago (cette décision est en attente de validation par la Cour suprême) ainsi que dans le cadre de l’enquête sur l’opération Colombo pour laquelle il aurait couvert l’exécution de 119 membres du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) chilien en 1975. Ces levées d’immunité ne signifient pas l’inculpation du général Pinochet car des examens médicaux doivent encore avoir lieu avant son éventuel interrogatoire, dans le but de déterminer si sa condition physique lui permet d’affronter un procès. Le cas échéant, il restera à enregistrer sa déclaration et examiner l’existence de preuves le reliant aux crimes ou aux délits afin d’envisager son éventuelle inculpation.

Pour plus d’informations, visitez l’article de Wikipédia sur le Chili, le site des partenaires d’Alternatives au Chili ou consultez le texte suivant sur les enjeux électoraux au Chili quinze ans après la dictature militaire.

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[1] Sous la dictature de Pinochet, des milliers de Chiliens sont arrêtés, torturés, déportés, exécutés.


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